Caractéristiques de l’ardoise de couverture
L’utilisation de l’ardoise pour couverture est aujourd’hui irremplaçable.
C’est un matériau naturel, directement extrait des gisements et traité avec le plus grand soin afin de respecter ses propriétés originelles.
Grâce à ses caractéristiques naturelles, seules l’extraction et la découpe sont nécessaires. Aucun traitement ultérieur n’est nécessaire.
La couleur de l’ardoise dépend de sa composition minéralogique et de la taille du grain de ses minéraux.
La richesse de l’ardoise répond à des propriétés qui sont l’imperméabilité, la résistance, la durabilité et la polyvalence pour tout type de couverture.
Géologie de l’ardoise
L’ardoise est une roche métamorphique d’origine sédimentaire, de l’époque Ordovicienne (il y a 550 millions d’années). Ses principaux composants sont le quartz, la séricite et des minéraux du groupe du chlorite. Du peuple égyptien aux habitants des « Castros » du nord-ouest espagnol, tous ont utilisé l’ardoise comme matériau de construction.
L’ardoise est présente tout au long de l’histoire de l’humanité. Son origine vient de la superposition de sédiments argileux dans les fonds marins. En raison des hautes pressions, des températures élevées et des intenses déformations durant l’orogenèse hercynienne, ces sédiments argileux ont été soumis à des phénomènes de métamorphisme. Ainsi s’opéra un changement de la composition minéralogique primitive des argiles et une orientation des minéraux en plans parallèles, appelés « schistosité » ou « fissilité ».
Au microscope, cette roche a la typique structure lépidoblastique de type ardoisier avec une orientation bien marquée par ses minéraux selon la schistosité. En tant que minéraux secondaires, il est habituel de voir apparaître des oxydes et des sulfures de fer, une matière charbonneuse, des carbonates, des feldspathiques, etc.
Les gisements d’ardoises sont nombreux dans les anciennes formations paléozoïques, dans les zones de métamorphisme régional de faible degré. Les caractéristiques géologico-minières qu’un gisement d’ardoises pour couverture doit réunir pour son exploitation sont :
- Une composition chimique et minéralogique adéquate.
- Un degré de déformation idéal pour le développement d’une schistosité très pénétrative.
- Une puissance minimale des niveaux d’ardoise productive.
- Faible fracturation du gisement et absence de discontinuités (Kinks-Bands, fil de quartz, crénulation, etc.).
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Vous avez dit Pyrite ?
Parmi les minéraux métalliques disséminés ou en association aux diverses hétérogénéités de la roche, deux sulfures, bien connus des ardoisiers et souvent confondus en raison de leur aspect, doivent être distingués:
La Pyrite de fer, qui est chimiquement stable et la Pyrrhotite, plus ou moins corrodable, qui elle, est susceptible de s’oxyder dans certaines condition.
La Pyrite de fer.
Elle se présente en cristaux cubiques de section millimétrique et on la reconnait à son éclat métallique jaune clair sur cassure fraîche.
Tantôt sous la forme de cristaux isolés dans l’ardoise, tantôt disséminées ou en concrétions, on trouve aussi la Pyrite en « chapelet » ou en véritables « constellations » sur quartz. C’est le « diamant » des carriers ou la « pyrite de cuivre » comme on la désigne improprement par habitude et en référence à son inoxydabilité.
Ce sulfure peut apparaître étalé en faible épaisseur sur la surface d’une ardoise comme une élégante arborisation (dendrite). C’est la « fleur de pyrite » ou « foriace ».
La stabilité de ce minéral est reconnue dans les conditions habituelles de situation des couvertures d’ardoises et sa présence, même dans toute l’épaisseur est sans inconvénient technique. Le cristal, bien disposé dans la stratification de la roche, ne se déchausse pas.
La Pyrrhotite
De même composition chimique que la Pyrite, elle occupe parfois des empreintes de fossiles ou participe à la formation de concrétions avec le quartz et le calcite. On l’observe également sous forme de pustules, de lentilles superficielles plus ou moins brunes.
Mais ce minéral peut être présent dans la roche en imprégnation et indécelable à l’examen d’une ardoise neuve. Il évolue au fil du temps en provoquant une oxydation généralisée qui colore la toiture de nuances ferrugineuses. Cette modification d’aspect n’affecte pas, en principe, les qualités physico-chimiques du matériau, mais elle peut être plus ou moins bien acceptée par le constructeur si elle ne s’inscrit pas dans le concept du projet architectural. Dans certains cas, l’oxydation persiste durant quelques années, dans d’autres circonstances de site, d’exposition, elle s’estompe sous l’inévitable patine du temps.
De même composition chimique que la Pyrite mais comportant toujours un excès de soufre, la Pyrrhotite est donc susceptible de se transformer en hydroxyde de fer et de provoquer ces marques d’oxydation, voire dans le cas de concrétions, une perforation de l’ardoise si elles sont traversantes.